Cette année les trois acolytes de la compagnie réunionnaise « On aurait dit » vous ont emmenés dans une nouvelle version du Bus. Ils étaient déjà présents l’année dernière et avaient balancé copieusement sur la publicité. L’idée : un trajet de nuit en bus dans Saint-Leu, 55 personnes et…on en sait pas plus. Gaston, l’un des protagonistes a répondu à quelques questions sans rien dévoiler pour préserver l’effet de surprise.
Vous ne souhaitez pas en dire beaucoup ?
On a dit aux organisateurs du Tempo qu’on ne voulait pas communiquer sur le Bus. Pour qu’il se passe vraiment quelque chose, ça a été le cas, des gens voulaient partir ou bien encore disaient : « Ce n’est pas normal de prendre les gens comme cela en otage ! »
Pourquoi êtes-vous présentés comme trois irresponsables par le guide du festival ?
Et bien sûrement parce que nous sommes particulièrement décalés. Et puis il y a aussi cette idée de prise d’otages, on ne peut plus repartir une fois qu’on est monté. C’est pour cela qu’on demande de venir sans enfants. Nous on propose cela comme une attraction On roule, on fait demi-tour, s’arrête dans la cambrousse alors si on veut vraiment partir il faut faire le choix de rentrer à pied.
Quelles sont les réactions des passagers ?
En fait les gens adorent ou bien détestent carrément. Car on a pas mal de retournement pendant le voyage, tu crois que tu vas rire sur quelque chose et puis d’un coup on change de sujet. Ca déboussole pas mal car les passagers changent sans arrêt d’émotions. L’année dernière c’était très politique, cent pour cent à gauche et vraiment au premier degré. En plus on n’est pas là ni au début ni à la fin, on s’en va. Alors on se pose vraiment la question de ce que les gens vont penser. Une fois une fille répétait tout le temps « j’ai rien compris » alors je lui a demandé ce qu’elle avait compris et en fait c’était bien cela ! Drôle de discussion ! Heureusement il y a des cartes postales à la Kaz’infos ou les gens peuvent réagir, donner leur avis.
Propos recueillis par Fanny Peroz

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06 decembre

