Mis à jour le 28.02.06
Suite aux décisions du Premier ministre annoncées dimanche 26 février 2006 (voir nos actualités de ce week-end) , le Conseil général et les communes vont distribuer à partir de ce jour 79 200 produits répulsifs , en faveur des personnes les plus vulnérables et les plus exposées (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées et personnes en grande difficulté sociale. La distribution passera concrètement par les organismes suivants :
> les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI), pour les femmes enceintes et les publics habituels des PMI ( mères de jeunes enfants ),
> les services d'Actions de Santé du Conseil Général, pour les personnes dépendantes et à mobilité réduite
> les CCASS (Centre communal d'action sociale) de chaque commune, pour les personnes âgées et les personnes en grande difficulté sociale.
D'autres répulsifs vont arriver ces tout prochains jours sur l'île de La Réunion et être distribués dans les mêmes conditions.
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Mis à jour le 27.02.06
Suite à l'annonce faite par les ministres de la Santé, Xavier Bertrand et de la Recherche, François Goulard, de la création d'une « cellule nationale de coordination de la recherche sur la maladie du chikungunya », la Réunion souhaite aller encore plus loin. Le conseil Régional désire, en effet, obtenir l'implication des chercheurs réunionnais.
La communauté scientifique réunionnaise étant compétente dans de nombreux domaines (épidémiologie, médecine, entomologie, éthologie, biochimie, immunologie, biologie moléculaire, biologie cellulaire, microbiologie...).
De plus, ces travaux de recherches permettront à l'ensemble des pays riverains de l'océan Indien de détenir des informations capitales, au vu des risques liés non seulement au chikungunya mais aussi aux autres maladies émergentes qui menacent la zone, (dengue, West-Nile, onyongnyong...).
De son côté, l'Etat a alloué 9 millions d'euros à la recherche en matière de chikungunya. Une somme qui servira notamment à mettre au point un vaccin.
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Mis à jour le 26.02.06
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Nous vous proposons quelques points de repères pour rappeler de façon très synthétique les derniers événements qui ont ponctué la crise sanitaire, économique, sociale et humaine que traverse l'île de La Réunion. Il n'est pas dans le rôle de Runweb, portail touristique de l'île de La Réunion actualisé tous les jours, d'apporter quelque commentaire que ce soit. Il est, en revanche, dans son rôle d'informer touristes et Réunionnais, sur les précautions à prendre s'ils séjournent sur cette merveilleuse île. Ce que l'équipe de Runweb fait depuis début décembre, date à laquelle la nouvelle version de Runweb a été mise en ligne. Ces conseils simples et clairs sont ceux des professionnels de santé (liens directs vers documents d'information officiels).
Quelques repères
"C'est la première fois qu'une population entière est frappée par un virus qu'on connaît aussi mal. C'est une crise hors norme" a déclaré François Baroin, ministre de l'Outre-Mer, lors de sa visite sur l'île.
Un autre ministre, celui de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé en Une du quotidien "Le Figaro" daté du jeudi 23 février, que 130 000 personnes avaient été touchées par le virus sur l'île de La Réunion depuis janvier 2005 et que 77 en étaient mortes indirectement ou directement. Une précision : ces chiffres - difficilement vérifiables et toujours contestés- ne signifient pas que "130 000" personnes sont, à ce jour, malades ou handicapées.
Le 23 février, la CIRE annonçait que 157 000 personnes avaient été touchées par le virus et que, parmi les 77 personnes mortes indirectement ou directement, 10
La démoustication s'intensifie : 3 600 hommes sont dédiés à ces opérations.
Un plan global a été adopté par le gouvernement le 8 février 2006.
Cette crise sanitaire a et va avoir, bien entendu, des conséquences graves sur les différents secteurs de l'économie, et notamment le tourisme.
Face à cette situation, et suite à une réunion de tous les acteurs économiques et sociaux qui a eu lieu au Conseil régional le 6 février, ceux-ci ont rédigé une première version d'un Plan d'urgence présenté à François Baroin le 22 février. Ce premier Plan, après avoir évalué, secteur par secteur, les conséquences économiques et sociales, actuelles et à venir, demande à l'Etat de prendre une série de mesures financières "immédiates et urgentes" . Objectif : la préservation des entreprises et des emplois. La demande commune à l'ensemble des acteurs est qu' "afin de répondre à la situation exceptionnelle que vit La Réunion, il faut mettre en place des solutions exceptionnelles" .
Le Premier ministre arrive aujourd'hui, dimanche 26 février
à 10h à l'aéroport de Roland Garros. Il est accompagné de François Baroin, ministre de l'Outre-Mer, déjà sur place hier, samedi (visite d'un marché à Saint-Denis, d'une pharmacie et rencontres avec la population).
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Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a accordé le 23 février, une interview au Figaro. Runweb a sélectionné les extraits suivants (les titres sont de la rédaction) :
Le nombre des opérateurs de démoustication qui étaient de 2 440 au 17 février dernier va passer à 3 600 au 27 février. Nous avons utilisé des produits recommandés par l'Organisation mondiale de la santé. Nous y avons ajouté un nouveau produit, le BTI, un larvicide biologique, comme souhaité par les habitants et nous avons mis en place une veille environnementale pour la faune et la flore de l'île. Il faut aussi tout faire pour éradiquer les décharges sauvages, facteur essentiel de prolifération des moustiques. "
Une mission dévaluation de l'OMS AFRO/HQ concernant l'épidémie du Chikungunya à l'île de La Réunion ainsi que les autres îles se rend à La Réunion, à Maurice, aux Seychelles et à Madagascar.
• conduire une évaluation de l'épidémie chikungunya dans le contexte régional et d'évaluer son impact en santé publique à l'île de la Réunion ainsi que les autres îles affectées dans l'ouest de l'océan Indien
• discuter avec les autorités nationales une stratégie coordonnée sous-régionale pour la surveillance et le contrôle des épidémies de chikungunya et d'autres arboviroses dans l'ouest de l'océan Indien.
La mission d'évaluation se déroulera du 22 février au 6 mars.
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« C'est la guerre ». Plus que déterminé, le préfet de la Réunion, Laurent Cayrel, a accueilli hier à Saint-Denis les 300 militaires venus en renfort de l'hexagone. D'ici la fin février, plus de 2 000 hommes combattront le moustique porteur du virus chikungunya sur le terrain.
D'autre part, les fortes pluies de ces derniers jours laissent craindre une explosion de la population des aedes, moustiques porteurs. En effet, de la pluie et peu de vent : les moustiques n'ont eu qu'à s'abriter sous les feuillages. Les réunionnais sont donc invités à amplifier leur vigilance quant aux eaux stagnantes et aux gîtes larvaires dans les maisons et jardins.
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Arrivé dimanche 19 février en fin d'après-midi de Bangkok où il accompagnait le président de la République, le ministre du Tourisme, Léon Bertrand, a annoncé qu'un plan de sauvegarde serait mis en place afin de venir en aide à un secteur sinistré par l'épidémie de chikungunya.
Objectif : faire en sorte que les touristes reviennent.Mais "il ne servirait à rien de lancer en ce moment une campagne de promotion" , fait remarquer le ministre.
Hier matin de 8h30 à 11h, Léon Bertrand a rencontré, en présence du Préfet, les principaux acteurs du tourisme réunionnais, pour faire le point sur la situation économique du secteur. Le plan de sauvegarde était évidemment au centre des discussions. Durant cette entrevue, les professionnels du tourisme ont fait savoir au ministre que mettre en place des moratoires sur les charges sociales et les taxes ne faisait que reporter des dettes. Ils ont demandé que soit mis en place un fonds de compensation pour faire face à la forte baisse prévisible de leur chiffre d'affaires.
Dans l'après-midi, lors d'une conférence de presse, qui s'est tenue à 16h30 juste avant son départ pour Mayotte, le ministre a présenté les détails de ce plan qui "s'appliquera à tous les secteurs de l'économie touristique" .
Communiqué du ministère délégué au Tourisme - 20 février 2006 - 19H30 (heure Réunion) |
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand et le ministre délégué à la Recherche François Goulard ont annoncé la mise en place d'une cellule nationale de coordination de la recherche sur la maladie du chikungunya, qui sévit actuellement à La Réunion. Les deux ministres ont rencontré lundi les responsables de l'ensemble des institutions de recherche et les quatre membres de la mission scientifique de retour de la Réunion où ils ont examiné, avec les responsables locaux, les besoins de recherche face à l'épidémie de chikungunya. La cellule nationale de coordination de la recherche sur cette maladie sera présidée par le Pr Antoine Flahault, chef du département de santé publique à l'Hôpital Tenon (AP-HP, Inserm, université Paris VI), selon un communiqué des ministères. Elle réunira les quatre membres de la mission scientifique, le directeur du centre d'investigations cliniques de la Réunion ainsi que des experts reconnus dans ce domaine de recherche. La cellule sera chargée de coordonner les travaux menés sur le virus au plan local comme au plan national et d'établir un programme de recherche coordonné prenant en compte "l'ensemble des problématiques associées à la maladie", comme "l'impact environnemental des traitements insecticides utilisés" ou "l'élaboration de nouvelles approches thérapeutiques", selon le communiqué.
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Le WWF (Organisation mondiale de protection de la nature) demande d'utiliser un larvicide biologique, le "BTI" Dans un communiqué diffusé ce jour sous le titre "Halte à la solution toxique contre le virus chikungunya !", la section française du WWF (Organisation mondiale de protection de la nature) appelle à ne pas mettre en danger les générations futures et les richesses environnementales de notre île en utilisant de dangereux insecticides. Extraits du communiqué : " Le Fénitrothion et le Téméphos, 2 insecticides hautement toxiques, ont été pulvérisés massivement, et le plus souvent par des personnes inexpérimentées, dans l'atmosphère des zones résidentielles, des écoles et un peu partout ailleurs sur l'île de La Réunion. Les services de la DRASS, les employés communaux, les militaires venus aider et des citoyens ont ainsi manipulé ces insecticides dans la précipitation et de manière très abusive, allant même jusqu'à les pulvériser dans les zones en altitude où pourtant aucun moustique et aucun cas de chikungunya ne sont répertoriés.
Le WWF déplore le fait que la population n'ait pas été mise au courant des risques qu'elle encoure par surexposition à ces véritables nuages toxiques. De plus, les précautions élémentaires n'ont pas été respectées, comme l'évacuation des gens avant pulvérisation, la mise en sécurité des personnes fragiles, la diffusion des informations de sécurité... [...]
Après l'utilisation d'un 3ème insecticide, le Deltaméthrine, que la Préfecture de l'île a décidé de pulvériser le 13 février dans tous les quartiers avec des canons ayant une portée de 50 mètres, c'est finalement un produit biologique nommé le "Bti" qui viendra à bout des larves des moustiques vecteurs du chikungunya, à partir du 17 février, produit larvicide biologique qui ne présente aucun des dangers des insecticides chimiques utilisés auparavant.
Le "Bti" est une spore bactérienne présente naturellement dans les sols. Les essais d'innocuité des traitements larvicides effectués au moyen de "Bti" ont montré que cet agent ne présente aucun risque pour la faune, les espèces non ciblées ou l'être humain. Cette dernière décision montre bien que les hommes sont capables de trouver des alternatives à l'utilisation précipitée de produits chimiques toxiques.
Le WWF ne peut donc que soutenir une telle initiative, et demande à ce qu'elle soit impérativement appliquée dans toute l'île pour en protéger ses habitants et notamment ses enfants, ainsi que son environnement aux multiples facettes uniques dans le monde ."
Le site du Ministère : www.sante.gouv.fr
Le site de l'Observatoire Régional de la Santé de la Réunion : www.orsrun.net
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| 13.02.06 | En attendant des chiffres et des informations plus fiables ... |
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| 06.02.06 | Le plan ORSEC à Saint-Paul |
| 1500 foyers traités | |
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| 31.01.06 | Un faible nombre d'annulations de séjour selon le Comité du Tourisme de la Réunion |
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