Force est de constater que pour sa 4ème édition, le Sakifo Music Festival a mis à l’honneur la gente féminine. Une dizaine de femmes étaient, en effet , à l’affiche. Et quelles femmes ! Ayo, Jeanne Cherhal, Adrienne Pauly, Mademoiselle K, Jamika, Christine Salem, Nathalie Natiembe ou encore Katel, Neneh Cherry et Babet… Ces personnalités aussi fortes que différentes ont littéralement conquis le public réunionnais. A la guitare, au piano et à la voix toute simplement, les belles ont mené leur bal avec brio, énergie et toujours cette sincérité qui les distingue. Retour sur quelques une d’entres elles.
Ayo – ouvre le Sakifo 2007 à la Ravine Saint-LeuLa grande scène du festival a accueilli une première soirée de rêve pour l’ouverture du Sakifo. Et aux plus grands étonnements des festivaliers, c’est une star qui ouvre le bal. « C’est vrai que l’on a l’habitude de commencer un concert avec une première partie moins connue, mais Jérôme Galabert (organisateur du Sakifo, ndlr) a voulu mettre le paquet et entamer cette 4éme édition sur les chapeaux de roue », confie un bénévole, membre du « Sakitaff ». Mission réussie.
La belle allemande n’a fait qu’une bouchée de la grande scène en plein air. A peine a-t-elle pointé sa frimousse sur scène que le public s’est exclamé. Ayo, seule avec sa guitare arborait un sourire radieux et sincère. Comme une enfant qui ne peut cacher sa joie. Ayo n’en est pas à son premier concert et pourtant, sur les planches, cette métisse allemande a savouré chaque instant comme s’il s’agissait des premiers. A croire que la belle n’en revenait pas. D’une voix douce et mélodieuse, Ayo a envoûté l’audience. Mais pas question de s’endormir, la chanteuse a fait preuve d’une énergie débordante et n’a pu s’empêcher de s’offrir un bain de foule en plein concert.

Elles ont les cheveux courts. Elles jouent de la guitare. Elles affichent une énergie incroyable. Elles, ce sont Katel et Jeanne Cherhal. La première était, pour ne pas dire inconnue, une découverte pour le public réunionnais. La veille du concert, on a pu apercevoir Katel sur une chaîne locale donnant une représentation acoustique en direct. Rien de bien nouveau, « Encore une chanteuse à textes », pense-t-on alors. Autant dire que sur scène ça n’a rien à voir. Chanteuse à texte oui, mais elle envoie du lourd. Une vraie rockeuse. « On dirait presque Bertrand Cantat (Noir Désir, ndlr) en femme. C’est du délire ! », lance un jeune homme dans le public. Comme lui, l’audience a été ravie d’une si belle surprise.
Jeanne Cherhal ne pouvait rêver d’une plus meilleure première partie. L’autre sacrée nana de la soirée retrouve, survoltés, ses fans et la Réunion qu’elle connaît bien. « C’est ici que j’ai écrit la plupart des chansons que je vais vous chanter ce soir », annonce la grande dame aux cheveux courts.
Et là encore : surprise ! Sa prestation scénique n’a pratiquement rien à voir avec ses albums. C’est en véritable rockeuse que Jeanne Cherhal s’est révèlé. Ultra féminine en robe courte et noire, elle ne peut s’empêcher de se courber sous les vibrations de sa guitare électrique. Bien évidemment, il ne peut y avoir de concert de Madame Cherhal sans piano et c’est avec grand plaisir qu’on l’a retrouvé assagie devant le majestueux clavier noir.

Divers :
22 novembre

