Les milieux naturels terrestres sont constitués d’écosystèmes dont le fonctionnement très complexe obéit à des mécanismes d’équilibre et d’autorégulation, et si nécessaire d’adaptation aux agressions extérieures. Lorsque la pression des espèces envahissantes est trop importante, les écosystèmes ne parviennent pas à lutter et disparaissent.
Véritables laboratoires naturels des théories de l’évolution, les milieux naturels réunionnais sont à la fois très riches et très fragiles.
On observe à la Réunion ces mécanismes d’invasion des milieux terrestres par des espèces dites exotiques, c’est-à-dire introduites par l’homme.
Les pestes végétales à la Réunion sont nombreuses, et certaines sont de véritables prédateurs pour les espèces endémiques et indigènes. D’autres ne sont que potentiellement envahissantes. La vigne marronne, le longose et la fougère australienne sont les espèces nuisibles que l’on trouve très fréquemment dans les zones périurbaines et dans les milieux forestiers. Le goyavier, dont le fruit est comestible, est également considéré comme envahissant.
Le tabac bœuf très répandu s’observe dans divers milieux . On peut également citer d’autres espèces telles que l’herbe cigarette, le bégonia, la pâquerette folle, le choka vert, le galabert , la liane papillon etc…
La prolifération de ces espèces est favorisée par leur accès à la lumière et aux ressources du sol. Pour cette raison, les actions d’éradication sur le terrain sont souvent accompagnées de projet simultané de plantation d’espèces indigènes.

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22 novembre

