Même s’il a lui aussi été victime des ravages causés par la proximité des coulées volcaniques, le quinquagénaire garde le sourire et espère voir le village se ressaisir au plus vite.
En effet, de nombreuses habitations ont été endommagées, des plantations détruites, des toitures oxydées.
C’est le cas de Renée, avec cette coulée, elle a perdu la totalité de ses plantations de vanille, son jardin est recouvert de sable : « je ne reconnais plus le village et ma maison, nous sommes tous comme des étrangers ici » déplore-t’elle.
Partir. « Pour aller où ? », ce village représente leur terre natale, le lieu où ils ont tous grandi, alors aujourd’hui, pas question de s’en aller. « On reconstruira et à la prochaine éruption, on fera face une fois de plus » explique Renée convaincue.
En attendant que les coulées cessent, elles offrent un spectacle encore impressionnant que seuls les habitants peuvent contempler (arrêté préfectoral oblige). Partagés entre admiration et colère, les habitants du Tremblet ont conscience de leur statut particulier : être aux premières loges d’un spectacle surnaturel.
Cet attachement au village natal est un véritable exemple de solidarité, du courage et surtout de la force morale des habitants. Leur capricieux voisin, le volcan, fait partie du paysage, et ce paysage, ils comptent bien le contempler encore longtemps.
Textes et photos: Béatrice Gonthier
Avril 2007

Divers :
14 octobre

