Le 8 mai prochain s’ouvrira à Saint-Leu la 9ème édition du festival annuel d’arts de rue international «Leu Tempo Festival». Incontournable dans le paysage culturel de la Réunion, ce dernier poursuit sa politique du «bien vivant et pas pareil» en présentant des spectacles de rue, de marionnettes, de cirque toujours très décalés. Objectif : Faire réagir le public, le former à la culture des festivals et surtout, créer un lieu d’échange à Saint-Leu.
Si la pluie avait quelque peu ternie la dernière édition du Festival, les organisateurs veulent compter sur le soleil pour cette année 2007. Puisque c’est en effet près de 140 représentations qui sont programmées avec des compagnies de cirque, de marionnettistes mais aussi de danseurs et comédiens de rue. Et il y en a pour tous les goûts. Les organisateurs qui, le reste de l’année courent les festivals à la recherche de nouveautés, s’efforcent de proposer une palette très diverse d’artistes afin de multiplier les influences, les approches et d’être accessible à un large public sans limite d’âge.
Comme les années précédentes, la ville de Saint Leu vivra au rythme du festival pendant toute une semaine (du 8 au 12 mai) avec des zones interdites à la circulation automobile. Cela pour favoriser les déplacements du public et laisser le champ libre aux scènes montées en plein air. L’idée étant d’emmener les spectateurs hors des lieux conventionnels, comme par exemple dans une ravine sous les étoiles et de créer une ambiance encore plus décalée.
Pour vous donnez un avant goût du festival, sachez que les clowns seront de la partie, qu’une grue (la machine) et un danseur se livreront à une danse en duo toute de fer et de chair, et qu’un jongleur redonnera vie à nos objets du quotidien. Autant de spectacles qui au-delà de leurs représentations, s’attacheront à faire participer le public pour rendre l’ensemble encore plus vivant.
Marion Vigreux
Avril 2007
Questions à Jean Cabaret, chargé de la programmation du festival :« Ce qu’on aime à Tempo c’est l’excentricité. »
« Comme chaque année, il s’agit par ce festival de rapprocher artistes et spectateurs, de faire réagir le public, de le rendre actif et pas simple consommateur d’un spectacle. Ce festival a d’ailleurs été créé pour le public. Pour qu’il puisse à la fin des représentations aller parler avec les artistes qui jouaient sur le bitume où ils étaient assis. Tout est dans le plaisir, le bien vivant, le convivial. On est sur des énergies très positives dans un espace ouvert à la création, à l’inattendu. »
« Le festival est important pour toute l’île puisque les spectacles bougent. Ils ne sont pas concentrés à Saint-Leu. Pour les artistes réunionnais, c’est une vitrine car on a de plus en plus de professionnels du monde du spectacle qui viennent de l’extérieur. Cette année, on reçoit le directeur du festival « le chaînon manquant » près de Toulouse, et des directeurs de centres culturels français de la zone océan indien. Le festival aide les artistes locaux à sortir, à être diffuser ailleurs. C’est important d’accompagner les créations locales, de promouvoir le terrain. D’ailleurs, la maturité d’un festival se mesure en fonction de son impact et de ses ambitions. »
« Cette année, l’un des objectifs de Tempo c’est les scolaires. Des représentations vont se déplacer dans les écoles avant le début du festival, du 30 avril au 3 mai. Trois milles enfants devraient être concernés. C’est pour nous fondamental de faire des opérations qui encouragent le festival et qui permettent aussi aux enfants de se l’approprier. » |

Divers :
17 septembre 21 septembre

