Contrairement aux idées reçues, il suffit d’être un peu en forme pour pratiquer ce sport qui s’envole dans le monde entier depuis les années 99/2000. Il y a cinq ans, les adeptes du kitesurf (kite = cerf volant en anglais) sont seulement une vingtaine à La Réunion. On en dénombre entre quatre-vingt et cent de nos jours. A l’origine, les frères bretons Le Gaignoux auraient inventé un système de sécurité avec une sorte de cerf-volant permettant aux bateaux ayant démâté de rentrer au port.
Le principe est le même qu’en planche à voile on navigue vent de travers mais avec un cerf-volant de traction à trente mètres au dessus de la tête. On manœuvre l’aile avec une barre ou des poignées. Il faut tout de même avoir une résistance physique certaine car les entraînements sont difficiles au début : il faut courir encore et encore, de l’eau jusqu’à la taille.
Mais les résultats se font vite ressentir selon Sébastien Coupy, seul moniteur diplômé du BPJEPS (les nouveaux brevets professionnels d’état) de l’océan Indien : « on est très vite fatigué au début mais on ne se fait pas mal en kite si on ne commet pas d’imprudence. Les accidents se font au décollage et à l’atterrissage mais le plus souvent ils sont dus à des prises de risques. Le matériel a vraiment évolué dans le sens de la sécurité, s’il se passe quoi que ce soit il suffit de lâcher la barre pour que tout s’arrête ».
Attention, les sites de l’île ne sont pas du tout appropriés et sécurisés. « Le seul endroit suffisamment dégagé pour décoller, sans arbre et avec assez d’eau pour revenir, qu’on appelle " petit Trou d’eau " va être transformé en sanctuaire marin, ce qui est une bonne chose bien sûr, mais qui n’a pas été faite dans les règles de la concertation » s’indigne Sébastien.
Puisqu’il y aura moins de place sur le lagon, Kitesurfeurs et véli-planchistes devront redoubler de prudence. Il y a d’autres endroits où l’on peut apercevoir des voiles comme à Saint-Pierre aux alentours du restaurant Le Bora-Bora, à Saint-Leu où à La Saline. Mais pour les débutants il n’y a pas d’endroits adaptés. Et donc aucun club ou association.
C’est pourquoi ce moniteur chevronné organise des stages à l’île Maurice (là-bas on peut prendre des cours un peu partout). Mais attention les places sont chères, non pas par le prix – autour de 1000 euros la semaine en demi-pension - mais parce qu’il n’y en a que cinq à six par an et seulement pour quelques chanceux. Mieux vaut être sûr de soi car elles sont très vite réservées ! L’adrénaline est bien sûr au rendez-vous : « il y a énormément de sensations différentes, de glisse, de pilotage de planche. On peut faire de la distance, des grands bords de promenades, de la vitesse et bien sûr des sauts. On monte facilement entre huit et dix mètres ! ».
Texte: Fanny Peroz, photos amicalement fournies par France Benedetto et Jean-Michel Prevet
| On trouve dans les quelques magasins spécialisés de l’île quelques planches, du petit matériel. Pour le reste mieux vaut avoir prévu un voyage en métropole ou surfer sur le net.
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Renseignements stages avec Sébastien Coupy au 06 92 85 64 13

Divers :
17 septembre 21 septembre

