Fêtes de Pâques obligent, le chocolat envahi les demeures, les magasins et immanquablement nos envies. A la Réunion, il existe une vingtaine d'artisans chocolatiers qui rivalisent avec les rayons démesurés des supermarchés.
Direction le Tampon, dans les hauteurs du Sud de l'île. Le Coin Gourmand figure parmi les adresses préférées des Réunionnais. Chocolatier, glacier et pâtissier, la maison a tout juste changé de propriétaire. Aux commandes : un véritable passionné qui entend bien entretenir la bonne réputation du lieu. Rencontre.
La boutique est pleine effervescence. Pâque arrive à grand pas et dans le laboratoire situé à l'arrière, Patrick Delacourt a le nez plongé dans le chocolat. En octobre 2006, avec son épouse il reprend le Coin Gourmand situé au Tampon, une adresse très prisée des Réunionnais. Depuis, le couple enchaîne les fêtes et carbure à plein régime . « Nous avons commencé les chocolats de Pâques, il y a une semaine à peine. C'est une question de fraîcheur » , explique-t-il entre deux moulages.
Le chocolatier ne s'arrête pratiquement jamais. 24 heures sur 24, il confectionne en moyenne 80 sujets par jour. Edith, quant à elle, enchaîne les ventes d'œufs en tous genres. Tout ce qui se trouve en vitrine vient à peine d'être fabriqué.
Si les œufs de Pâques monopolisent pratiquement l'activité du chocolatier, il en oublie pas moins les pâtisseries, les glaces maison, les confiseries et autres viennoiseries.
Avec le Coin Gourmand, Patrick et Edith n'en sont pas à leur coup d'essai. Installés depuis 7 ans à la Réunion, le couple a effet créé la Maison du Macaron. Ils ne sont partis de rien et on construit une affaire qui marche. Avec une quarantaine de macarons inspirés des saveurs locales, les Delacourt se sont fait un nom et une large clientèle d'habitués.
Pourtant, ils décident de vendre. « Avec le Coin Gourmand nous repartons à zéro. Et lorsque l'on arrivera au top, on vendra à nouveau ! Notre plaisir c'est de créé, tout simplement », sourie le patron.
Affairé au laboratoire, il ne cache pas son plaisir. Dans un bac, du chocolat au lait liquide. Patrick ne se prive pas de goûter. A ses côtés, deux employés s'activent au moulage.
Ici, on ne travaille pas à la chaîne, chaque pièce est unique.
« On ne peut même pas faire des œufs en série puisque l'on ne dispose que d'un seul moule pour chaque sujet. A la Maison du Macaron nous avions une superbe collection de modèles, on a tout vendu » .
Mais ce gourmand de défis n'affiche aucun regret pour autant. Cela fait parti du jeu.
Texte et photos : Laurène Mazier
Avril 2007

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