
D’après le classement de L’UICN (Union mondiale de Conservation de la Nature), la Réunion fait partie des « points chauds » de la planète, territoires où la diversité biologique est exceptionnelle. La particularité de la Réunion est qu’on y trouve encore de nombreuses espèces endémiques, c’est-à-dire des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde.
Les écosystèmes terrestres réunionnais sont riches et fragiles. A l’instar du Tuit-Tuit, oiseau vivant dans les forêts d’altitude du nord de l’île et dont le nombre est en régression, notamment en raison de l’appauvrissement de son habitat naturel et des perturbations de celui-ci liées aux activités humaines. La flore originelle a été apportée par les vents, marées et volatiles.
Parmi les végétaux endémiques on compte de nombreuses variétés d’orchidées, de fougères et d’arbres. Le fanjan, arbre emblématique et endémique est une fougère arborescente qui peuple les forêts réunionnaises ; on la trouve en moyenne et haute altitude. La faune est essentiellement constituée d’oiseaux, d’insectes (papillons, libellules, phasmes, araignées, coléoptères, fourmis) et de reptiles (lézards verts et caméléons "endormis"). Afin de protéger et d’étudier ce patrimoine végétal et animal, des réserves biologiques au périmètre bien délimité ont été créées. Il existe divers types de réserves : des réserves naturelles ou dirigées ou l’accès au public est autorisé mais réglementée, des réserves intégrales où n’accèdent que techniciens et scientifiques.
Il existe aujourd’hui onze réserves biologiques réparties sur l’ensemble des micro-régions de l’île et deux réserves naturelles (La Roche Ecrite et Mare-Longue). Elles concernent en général des écosystèmes situés en haute altitude. Elles sont gérées par l’Office National des Forêts, parfois en partenariat avec d’autres organismes.
Le Parc National de la Réunion a été officiellement créé en mars 2007. C’est un dispositif qui a pour objectif de renforcer la protection du patrimoine naturel de l’île. C’est un parc nouvelle génération qui a pour objectif d’allier conservation de la nature et développement économique.
Les spécialistes estiment qu’il subsiste 30% de forêt primaire à la Réunion. Les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité réunionnaise sont les espèces exotiques c’est-à-dire importées par l’homme, les feux de forêt, le braconnage et les comportements humains peu respectueux.

Expositions :
02 octobre 22 octobre

