" Mieux vaut aller voir, que d'entendre parler. Eternel curieux et depuis longtemps intrigué par ces fameux Hommes Bleus, j’ai pris ce dicton touareg comme une invitation ".
En février-mars 2005, Pierre Schmitt plongeait discrètement dans un Ténéré chauffé à blanc avec l’intention de le traverser et remonter ensuite le Massif de l’Aïr par sa frange orientale, pour aller voir... de très près : seul et à pied, sans guide ni accompagnement 4x4, ni même un chameau, avec un simple " traîneau " de conception artisanale. " Simplement pour vivre à fond un désert de l’intérieur ". Solitaire dans cette immensité, c’est une goûte de vie qui se faufile provisoirement dans un environnement extrême, pour en ressortir avant qu'elle ne soit évaporée.
Malgré un air aux environs de 50°C (à l’ombre), un sol qui dépasse les 70°, il n’embarque qu’une autonomie de 2,5 litres à boire par 24h (plus 1,5 litres pour cuisiner les 3 repas quotidiens). Durant 1 mois et demi et 4 étapes (entre les seuls points d’eau disponibles), il lui est nécessaire d’accepter la soif persistante, la chaleur irrespirable, le sable soulevé par le vent, de faire corps avec les éléments et le paysage. " Mais la déshydratation aidant, la réalité peut rapidement devenir abstraite, et le plus grand danger est en fait de perdre la conscience des choses "...
Explorer les frontières mentales et physiologiques d'une acclimatation volontairement provoquée n’est pas la seule motivation de Pierre. " Je reste toujours intrigué par les nomades et ce qui peut bien les retenir dans un environnement aussi hostile ; quelle philosophie de vie ont ces gens là ! ".
" Depuis, je retourne régulièrement aux portes du Ténéré, où l'humain est tout et si proche de l'essentiel, où une part de moi même vit à présent. "
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Expositions :
28 aout 31 aout

