En 2006, Jean Gabriel Leynaud et Bettina Aller sont repartis pour un trek poliare de 2 000 km de Sibérie au Canada via le Pôle. Une traversée à skis rendue très difficile, en raison du mauvais état des glaces, qui les obligeaient régulièrement à progresser à la nage…
Comment est né cet engouement pour l’Arctique de Bettina ?
JGL : Bettina a commencé par traverser l’Afrique en camion, puis les jungles de Bornéo et du Kalimantan à pied. Elle a ensuite eu l’occasion de faire « le dernier degré » au Pôle Nord. Elle a trouvé le voyage merveilleux, mais trop court. Elle a donc traversé le Groenland pour s’entraîner, puis elle a tenté de rallier le Pôle à pied en solitaire et sans assistance Après deux tentatives infructueuses, elle a décidé d’essayer à nouveau, avec moi.
Comment définiriez-vus votre attirance pour les pôles ? Qu’est-ce qui vous semble essentiel là-haut ?
Les pôles sont ds univers totalement à part. Dès mon premier séjour, j’en suis tombé amoureux. Le Sud est plus accueillant et plus facile à vivre, car il n’y a pas de dangers objectifs. Sur la côte, les animaux et la limière sont extraordinaires. Au Nord, c’est plus austère, on est encore plus isolé et jamais totalement en sécurité. Il y a les ours bien-sûr, mais la banquise qui craque, ou s’ouvre à une vitese folle. Pourtant on oublie vite ces dangers face à la beauté des lumières et des formes desssinées sur la glace.
Le spectacle qui s’offre à ceux qui voient la banuise début mars est indescriptible. Malheureuselment, je n’ai eu la force d’en filmer et d’en photographier que quelques bribes. Le soleil frôle l’horizon pendant des heures dans un décor ui fait penser à un musée en plein air.
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Divers :
17 septembre 21 septembre

