Le 5 mars 2007, l’île de La Réunion a vu naître le 9ème parc national français, un mois après son grand frère guyanais. Parc national qualifié de nouvelle génération, pur produit d’une réforme conclue par la loi du 14 avril 2006, fruit de 6 années de négociations et de débats intenses, cet outil suscite encore, un an après sa création, espoirs et craintes.
Espoirs résumés par le slogan « Not’ île, not’ parc, not’ fierté », pour de nombreux Réunionnais de naissance ou de cœur, soucieux de la prise en compte de la conservation de leur patrimoine naturel et culturel dans une spirale de développement difficile à contrôler. Fierté d’appartenir au cercle des espaces protégés les plus prestigieux de France !
Craintes de la part d’usagers ou acteurs insuffisamment informés, qui devraient découvrir à terme que le Parc national de La Réunion est conçu comme un outil de coordination, entouré d’un grand nombre de partenaires, et qu’il s’inscrit pleinement dans une volonté partagée de développement durable.
Par la surface qu’il couvre (42 % du territoire insulaire classé en cœur), par l’organisation originale de ses instances et l’amplitude des partenariats qu’il développe, plaçant l’homme au cœur du développement, par l’ambition de ses projets qu’illustrent à la fois la candidature des « Pitons, Cirques et Remparts » au classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité, et l’élaboration d’une Charte qui déterminera les limites de l’aire d’adhésion des 24 communes, le Parc national s’impose déjà comme un acteur à multiples facettes.
Formidable outil de gestion et de protection des milieux naturels réunionnais, il sera ce que nous en ferons !
Le Parc national de La Réunion est l’expression d’une volonté de politique publique visant à préserver et valoriser les hauts de l’île. Le lancement du projet a été sollicité par les collectivités réunionnaises, traduisant un large consensus local sur la nécessité de préserver les richesses naturelles et patrimoniales uniques mais fragiles de l’île. Ce formidable outil de protection et de valorisation redonne toute sa valeur aux espaces naturels des hauts de l’île.
1985-2000 : une idée qui mûrit
Le Schéma d’Aménagement Régional et la Charte Réunionnaise de l’Environnement, en font un projet prioritaire.
En 2000, les deux assemblées territoriales délibèrent sur le choix de l’outil parc national et demandent sa création au ministère de l’Environnement.
2001-2003 : la consultation préalable
La Mission de Création du Parc National des Hauts de La Réunion est installée, un protocole est signé entre l’Etat, la Région, le Département et l’Association des Maires qui constituent un comité de suivi et un comité de pilotage du projet.
27 institutions sur 29 valident le principe de la création d’un parc national. Un arrêté de prise en considération du projet est signé par le Premier Ministre le 29 mars 2004.
2004-2006 : la phase de création
La concertation s’amplifie pour préciser à la fois les limites du Parc et le contenu du projet.
28 août au 29 septembre 2006 : le projet, validé par le comité de pilotage, est soumis à une enquête publique organisée par le Préfet dans les 24 communes de l’île. La commission d’enquête conclut favorablement sur le projet, avec quelques recommandations.
5 MARS 2007 : publication du décret de création du Parc national de La Réunion
2007-2009 : la phase d’installation
Début avril 2007 : installation du conseil d’administration.
2007-2009 : recrutement des équipes et implantations progressives sur le terrain.
2008 : début des travaux d’élaboration de la première charte.
Protéger et valoriser
Mission première du Parc, elle consiste notamment à garantir la conservation de la nature et des paysages dans le cœur, dans le respect des équilibres écologiques et de la biodiversité.
Partager les connaissances et accueillir
Mise en œuvre des programmes d’observation et de recherche, afin d’accroître la connaissance du patrimoine. Favoriser l’accueil du public grâce notamment aux équipes présentes sur le terrain.
Animer une stratégie culturelle
Centrée sur les relations Homme-Nature, en développant un plan et des outils d’interprétation du territoire, de conservation et valorisation des patrimoines, des programmes et actions d’animation, de formation, de soutien aux initiatives...
Animer une démarche de partenariat
Pour le développement et l’aménagement durables dans l’aire d’adhésion. L’établissement peut, sur sollicitation des collectivités, apporter sa capacité d’expertise environnementale, une assistance technique ou financière pour toute étude ou réalisation, ainsi que pour tout projet expérimental de développement durable.
Le Parc national comprend un cœur protégé, aux limites fixées par le décret de création, et une aire d’adhésion évolutive qui sera définie tous les dix ans lors de la révision de la charte du Parc
Le cœur
Le cœur du Parc national couvre 40% de la surface de l’île. Il est d’un seul tenant, ce qui permet une forte cohérence biologique. Il englobe les réserves naturelles préexistantes (Roche-Ecrite et Mare-Longue) et les zones de protection du Pétrel de Barau.
L’aire d’adhésion
Le décret de création fixe la limite maximale des territoires des communes ayant vocation à adhérer à la charte du Parc national. Cette limite correspond au périmètre administratif des Hauts, étendu aux principales ravines. À l’intérieur de cette limite, chaque commune pourra adhérer à la Charte. Le Parc national a ainsi vocation à réunir des territoires naturels et ruraux des Hauts autour d’une charte de libre adhésion définissant un projet commun d’aménagement et de développement durables autour du cœur.

Divers :
15 mars 28 juin


