Sonia Ribes est la conservatrice du museum d’Histoire naturelle depuis 1990. Elle s’est appliquée au cours des
années à faire l’inventaire et la restauration des collections.
Quel est le bilan de vos années de travail ?
Il a fallu faire l’inventaire des collections, identifier les points forts. Il y avait par exemple un fond malgache intéressant. Il a fallu ensuite restaurer les collections. J’ai lancé une campagne de restauration qui a duré 10 ans. Et puis il a fallu se situer : les collections sont positionnées sur les îles de l’océan indien. Il reste beaucoup à faire, mais le plus gros a été fait.
Comment sont récoltées les différentes pièces ?
Dans des programmes d’échanges avec d’autres régions ou par des achats. Parfois aussi la SEOR -la société d’études ornithologiques de la Réunion- nous donne des espèces qu’elle n’a pas pu sauver, ou alors le zoo. Il y a aussi quelquefois des saisies des douanes. En ce qui concerne les insectes, nous les récoltons directement dans la nature. Mais nous ne prenons que ce dont nous avons besoin bien entendu.
Que peut-on dire sur les expositions ?
Il y a deux types d’objets : ceux qui sont beaux mais qui n’ont pas de données scientifiques et ceux qui font vraiment partie des collections scientifiques avec dates de collecte, lieux etc. Parfois des études sont réalisées à travers ses collections.
Est-ce qu’un objet reste à jamais l’acquisition du musée ?
Oui, nous sommes Musée de France. A ce titre, nous devons rendre des comptes à la commission d’acquisition. Les collections sont inaliénables. Pour se défaire d’un objet, il faut vraiment qu’il soit devenu très abîmé ou qu’il n’ait plus de valeur. Il faut faire très attention. Il y a eu cette histoire du dodo de Maurice. Il restait un unique exemplaire, à Oxford. L’employé d’un musée l’a trouvé très moche et l’a mis au feu ! Le conservateur n’a pu sauver que le bec, le crâne et une patte !
Propos recueillis par Laura BASSETTI
Janvier 2008

Divers :
17 septembre 21 septembre

