Situé à la ravine Blanche à Saint-Pierre, le plus grand temple tamoul du Sud ouvre ses portes aux visiteurs sans autre règle que celle d’y entrer nu-pieds. Un ilot de verdure, de couleur et de spiritualité. Entre les arbres, les statuettes multicolores nous invitent à la découverte d’un culte ouvert et métissé. Un petit pas vers l’histoire des dieux vénérés à la Réunion.
Oublions les quelques fidèles venus en vêtements modernes pour ne regarder que les saris et les multitudes de divinités colorées. Nous sommes en Inde du Sud mais à y voir de plus près l’hindouisme réunionnais à quelque chose qui n’appartient qu’a lui seul. Ici, les cultes musulmans, malgaches, africains et hindouistes se mélangent. Sur notre île, certains dieux sont vénérés plus que d’autres. C’est le cas de Mourouga, fils de Shiva et frère de Ganesh – qu’on prie pendant le Cavadee (une fête religieuse très répandue).
Il y a aussi le culte de Nargoulam à qui on prête une origine musulmane. L’histoire raconte que son navire perdu dans un ouragan fini par retrouver son chemin, exauçant les prières du « bon dyé lascar ».
En remerciement, il offrit un sacrifice dans un temple hindouiste et y haussa le pavillon orné de son vaisseau. C’est pourquoi on retrouve de nos jours ce qui semble être la main d’Allah, le croissant et l’étoile, symboles de l’islam au sein des lieux de culte. A la ravine blanche, un espace est dédié aux planètes, sept statuettes entourant celle du soleil. Ce sont des représentations rares.

Divers :
12 juillet

