Mardi dernier, c’est sous un ciel bleu azur qu’a débuté sur la plaine des Tamarins du Dimitile, la cérémonie commémorative du 10 mai, journée nationale de l’abolition de l’esclavage, décrété « crime contre l’humanité » .Organisée par l’association Capitaine Dimitile oeuvrant pour la préservation du patrimoine végétal et historique, cette journée a réuni près de 200 personnes, membres associatifs et sympathisants. Des artistes ont bien voulu prêter leur voix pour célébrer cet évènement. Parmi eux, les Chœurs du Botswana, Thierry Gauliris du groupe Baster, Christine Salem, Davy Sicard et Les Vwa Dheva.
La manifestation s’est ouverte par une marche de 2 heures environ à travers un sentier botanique menant du lieu-dit le Portail à la planèze du Dimitile. Le long du parcours sont dressées des stèles en mémoire aux esclaves marrons tels que Dimitile, Laverdure, Sarlave etc…
Historiquement, le territoire du Dimitile est un haut lieu du marronnage. Ce terme provient du mot malgache maroan’ala signifiant « nombreux dans la forêt ». Une autre version est celle de la traduction du mot espagnol cimaron, « qui s’est enfuit dans la forêt ». Cette journée se voulait sous le signe du partage et de l’interculturalité, selon les mots de Hajasoa Rarololonirina, professeur de langue malgache à la Faculté des Lettres de l’Université de la Réunion. C’est la mémoire de l’ensemble des esclaves, ceux venus d’Afrique, de Madagascar, d’Inde, de toute la zone qui a été commémorée.

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12 juillet

