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Si pour beaucoup la fête de Pâques rime avec chocolat, la religion reste à la Réunion, la base bien ancrée de cet événement. Et pourtant, avec les us et coutumes, la fête s'est transformée en une véritable chasse au trésor. À la Réunion, cette tradition s'installe peu à peu et les familles laissent entrer dans leurs jardins, les généreuses cloches de Pâques. Deux familles réunionnaises racontent leur vision de la fête.
Les fêtes de Pâques approchent et les supermarchés commencent à proposer leurs assortiments de chocolats. Une tradition Européenne liée à la religion catholique s'installe peu à peu sur l'île et séduit petits et grands. Sur l'île, où la religion catholique est très pratiquée, il a été difficile de mettre en place la fameuse tradition des « œufs en chocolats cachés dans le jardin ».
Depuis quelques années, les réunionnais achètent chocolats et confiseries pour les fêtes de pâques et perpétuent ainsi une tradition jusque-là inexistante sur l'île.
Dans la famille Maillot à la Bretagne, un quartier situé dans les hauteurs de Saint-Denis, les habitudes changent au fil des ans. Jusque-là, Chantal, la mère de famille, n'achetait pas beaucoup de chocolat, c'est en entendant ses collègues discuter qu'elle a commencé à honorer la tradition : « Avant, nous allions tous à l'église le vendredi et le dimanche et nous faisions un repas de famille. Ce n'était qu'une pratique religieuse» explique Chantal.
Mais depuis deux ans, la famille au complet prend plaisir à déguster les chocolats achetés en supermarchés ou chez des chocolatiers, une nouvelle façon de célébrer joyeusement la fête catholique.
La tradition s'installeMême si, à cause des fourmis ou de la température élevée, les jardins créoles ne sont pas les lieux propices où cacher des chocolats, ils regorgent de surprises pour les enfants curieux. C'est le cas de Romane, fillette de quatre ans qui découvre les joies des fêtes de pâques. Ses parents, créoles ayant vécu dix ans en métropole, font en sorte de garder le côté gourmand de cette fête.
Conditions tropicales obligent, sa maman use de toutes les ruses : « Je mets les œufs dans des petites boîtes en plastique un peu partout pour éviter les fourmis et je fais en sorte que ma fille les trouve rapidement pour qu'ils ne fondent pas » confie Sandrine. La chaleur ne serait donc pas une entrave à l'installation de cette vieille tradition sur l'île, reste aujourd'hui à convaincre l'ensemble des réunionnais que les cloches de pâques existent vraiment.
Texte et photos : Béatrice Gonthier - Avril 2007

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12 juillet

