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| « l’extrême mouvement des coudées franches » |
Manu, grimpe depuis huit mois. Il est conquis : « J’ai tout de suite adoré. Quand on commence, soit on a peur du vide et on abandonne, soit on est à fond et on a qu’une envie : y retourner. En l’air on ne pense plus à rien, on est complètement détendu… ». Une définition simple pour l’escalade de bloc : grimper tout ce qui peut l’être sans être encordé. Il n’y a pas de contraintes de forme ou de hauteur même si le plus souvent un bloc est « grimpable » en quelques prises. Greg Sobczak, grimpeur chevronné et moniteur d’escalade explique : « c’est très technique, les prises sont parfois si petites qu’on y tient qu’a deux doigts ! Pour quelqu’un qui pratique aussi l’escalade de falaise le bloc sert à augmenter sa force et à retranscrire les passages sur les voies plus longues. C’est un sport qu’on peut pratiquer en famille car il y a tous les niveaux, le site des Avirons est en plus propice au pique-nique ! ».
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Luna dans bonzaï |
Pour faire du bloc il n'y a pas d'âge requis vu l'ampleur de la palette de cotation (= les niveaux vont de 4 à 8) ! Petit détail, les cotations en bloc ne sont pas les mêmes qu’en falaise, il y a environ un degré de différence. Pour le matériel, la première chose à avoir ce sont des chaussons mais on peut bien sûr essayer avec des baskets pour une première, on pourra déjà percevoir les sensations de la grimpe. Il y en a à tous les prix, de 30 à 100 euros.
Le crash pad (sorte de matelas qui se porte en sac à dos) n'est pas nécessaire au début, mais toutefois bien agréable à la réception (sinon gare aux chevilles). Le prix va de 80 à 200 euros, en fonction de la dimension et de l'épaisseur. On peut l’acheter à plusieurs car il est de mise de grimper avec d’autres personnes, pour l’aide à la réception, les conseils, les encouragements et la convivialité !
Par la suite, si on pratique régulièrement, un sac à magnésie devient indispensable contre la sudation des doigts.
Le plus connu de la Réunion, la ravine des Avirons qui est entièrement explorée pour la partie basse (on trouve le topo guide complet qui donne tous les départs et niveaux des blocs).

La ravine du Trou (deuxième ravine quand on sort de Piton Saint-Leu) pour laquelle les voies ne sont pour l’instant répertoriée qu’en une seule couleur, les cotations vont être affinées au fur et à mesure.
Le site de la rivière du Mât, s’il est encore usité, reste dangereux et peu exploitable car les crues et décrues de la rivière creusent le bas de la falaise et charrient des galets qui empêchent une bonne réception. La région Ouest à mis à jour de nouveaux sites comme celui de Trois Bassins, la ravine des Colimaçons, au dessus de la rivière St Louis mais encore la ravine dites «Tintin» à côté de Grand’anse. Cette discipline est particulièrement intéressante car il y a toujours des sites à découvrir, dans l’est par exemple. C’est ce que propose l’association Dévers crée par Greg : « elle a pour but la découverte de nouveaux sites sur l’île par un groupe de grimpeurs chevronnés. C’est tout simplement pour aider à la sauvegarde du patrimoine grimpable de la Réunion. Il faut pour cela bien sûr couper, brûler, nettoyer tout ce qui entrave l’accès et les voies. Nous contribuons par là même un peu à la lutte contre le chik… »
Texte: Fanny Peroz, photos et légendes de Greg Sobczak
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| zha zen en plein gaz |
On trouve un club dans chaque région, qui accueille débutants et confirmés :
7 à l’ouest (Saint-Leu)
Escalade d’abord (Saint-Pierre)
Est’kald club (Saint-André)
Association sportive et culturelle de l’aviation civile - section escalade (Sainte-Marie)

Concerts :
17 mai

