Sur la route de Salazie, un lieu paisible et tranquille invite tous les adeptes de la farniente et du repos. La mare à poule d’eau, chargée d’histoire, s’ouvre en plein cœur du cirque où chouchou et filaos se partagent la splendeur du paysage.
La Mare à poule d’eau est un îlet des Hauts de la Réunion. Situé en plein cœur du cirque de Salazie connu et reconnu pour sa verdure chatoyante dûe essentiellement aux fortes précipitations. A quelques pas du lieu se trouve un petit plan d’eau qui lui a d’ailleurs donné son nom. C’est un lieu chargé d’histoire.
En des temps très anciens (voir par ailleurs), la mare a servi aux familles des premiers concessionnaires terriens de lieu de culture de divers légumes et fruits. La richesse en poissons permettait à ces familles de manger correctement. Des restes d’habitation sont encore visibles le long des berges où des pierres s’entassent et sont recouvertes par la végétation.
L’endroit est donc toujours connu dans le milieu des pêcheurs en eau douce. Ils viennent taquiner le poisson de Saint-Pierre ou tilapia. Même si le plan d’eau a été réduit suite à un éboulement lors du cyclone Hyacinthe en 1980, il a été réaménagé pour redonner un point de rendez-vous aux pêcheurs. Mais aussi aux touristes et à la population locale qui apprécient ce cadre enchanteur.
Dans un premier temps, on oublie souvent de s’arrêter à la Mare à poule d’eau quand on monte au village de Salazie. Pourtant le détour en vaut le coup. En quittant le village de Salazie et en remontant vers Hell Bourg, juste avant l’intersection vers Grand îlet, se trouve le pont de la Savanne. A droite, un sentier dirige les curieux. Avant de tomber face à face avec la mare à poule d’eau, il faut marcher un petit quart d’heure. Une petite randonnée le long de la Rivière du mât au milieu d’une bambouseraie. L’étendue d’eau se dessine alors.
Le charme opère lors de la première vue générale : la mare est entourée de montagnes qui se reflètent dans l’eau. Les plantations de chouchou côtoient filaos et bambous. Tout n’est qu’harmonie. Un petit chemin de terre fait le tour de la mare d’eau. Sur le bord, la faune (crapauds, tétards, poule d’eau…) et la flore (songe, filaos…) s’en donnent à cœur joie. Un peu plus haut sur la droite, quelques tables et foyers pour le cari feu de bois proposent des rendez-vous culinaires qui laisseront la place à une sieste enchanteresse bercée par le vent dans les bambous et le chant des oiseaux.
Texte et photos: Véronique Tournier
Décembre 2007
Les citrouilles de la mare à poule d’eauAfin d’exploiter au mieux les richesses de l’île, la compagnie des Indes établit la possibilité pour des propriétaires d’exploiter des terre des Hauts. Les premières concessions dites « primitives » furent encouragées par l'arrêté du 1er décembre 1830 et furent situées à la Mare à Poule d'Eau. Le tout premier concessionnaire s'appelait Théodore Cazeau. À Salazie se racontent encore ses débuts difficiles dans le cirque et l’anecdote de ses citrouilles providentielles de la Mare à Poule d'Eau. En 1834, après l'épuisement de ses réserves de riz, Théodore Cazeau nourrit sa famille de citrouilles bouillies lors d'une crue de la rivière du Mât, empêchant les communications avec Saint-André pendant 43 jours. |

Divers :
15 mai 20 mai

